Assurance habitation : 5 erreurs à éviter absolument

Assurance habitation : 5 erreurs à éviter absolument
Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage peuvent avoir de lourdes conséquences. Pourtant, beaucoup d’assurés découvrent au moment du sinistre que leur contrat ne les couvre pas comme ils le pensaient. Voici les cinq erreurs que nous rencontrons le plus souvent, et comment les éviter.
Erreur n° 1 : sous-estimer la valeur de ses biens
Lors de la souscription, on vous demande d’estimer la valeur de votre mobilier et de vos biens. La tentation est grande de minorer ce montant pour payer moins cher. Mauvaise idée : si la valeur déclarée est inférieure à la valeur réelle, l’assureur peut appliquer la règle proportionnelle de capitaux (article L121-5 du Code des assurances) et réduire votre indemnisation dans la même proportion.
Concrètement, si vous avez déclaré la moitié de la valeur réelle de vos biens, vous risquez de n’être indemnisé qu’à hauteur de la moitié de vos pertes. Prenez le temps de faire le tour de votre logement, pièce par pièce, et conservez factures et photos de vos biens de valeur.
Erreur n° 2 : ignorer les exclusions et les franchises
Chaque contrat comporte des exclusions : défaut d’entretien, infiltrations lentes, objets laissés dans un véhicule, dommages causés par des animaux… Il prévoit aussi des franchises, c’est-à-dire une part du sinistre qui reste à votre charge.
Pour les catastrophes naturelles, la franchise est fixée par la loi : 380 € pour les biens à usage d’habitation, et 1 520 € pour les dommages liés à la sécheresse (mouvements de terrain liés au retrait-gonflement des argiles). Les autres franchises dépendent de votre contrat : comparez-les avant de signer.
Erreur n° 3 : oublier les garanties dont vous avez vraiment besoin
Un contrat « de base » ne correspond pas toujours à votre situation. Selon votre logement et votre mode de vie, certaines garanties deviennent essentielles :
- Objets de valeur : bijoux, œuvres d’art, matériel informatique ou photo, souvent plafonnés ou exclus s’ils ne sont pas déclarés ;
- Dépendances : garage, abri de jardin, cave, grenier aménagé ;
- Piscine, jardin, équipements extérieurs ;
- Vol et vandalisme, avec les conditions de protection exigées (serrures, volets, alarme) ;
- Protection juridique, utile en cas de litige avec un voisin, un artisan ou un propriétaire.
Erreur n° 4 : ne pas faire évoluer son contrat
Votre assurance doit suivre votre vie. Un déménagement, une pièce en plus, des travaux, un enfant qui part étudier, une activité en télétravail, une location saisonnière… Chacun de ces changements peut modifier le risque et doit être déclaré à votre assureur.
Ne pas le faire expose aux mêmes sanctions qu’une déclaration inexacte : réduction de l’indemnisation, voire nullité du contrat en cas de mauvaise foi. À l’inverse, une mise à jour peut aussi faire baisser votre cotisation si le risque diminue.
Erreur n° 5 : tarder à déclarer un sinistre
Les délais de déclaration sont encadrés par la loi et figurent dans votre contrat :
- 5 jours ouvrés dans le cas général (dégât des eaux, incendie…) ;
- 2 jours ouvrés en cas de vol, après avoir déposé plainte ;
- 30 jours après la publication de l’arrêté de catastrophe naturelle au Journal officiel.
Avant de jeter quoi que ce soit, photographiez les dégâts et conservez les objets endommagés : l’expert pourra en avoir besoin.
Locataire, propriétaire : qui doit s’assurer ?
Le locataire est obligé de s’assurer au minimum contre les risques locatifs (incendie, explosion, dégât des eaux), en application de la loi du 6 juillet 1989. Le propriétaire peut lui demander une attestation chaque année.
Le copropriétaire doit être couvert en responsabilité civile (loi ALUR). Le propriétaire d’une maison individuelle n’est pas légalement obligé de s’assurer, mais c’est fortement recommandé : sans assurance, un sinistre grave peut être financièrement catastrophique. Enfin, un propriétaire qui loue son logement a tout intérêt à souscrire une assurance propriétaire non occupant (PNO).
Changer d’assurance habitation
Après un an de contrat, vous pouvez résilier votre assurance habitation à tout moment, sans frais (loi Hamon). Si vous êtes locataire, c’est votre nouvel assureur qui s’occupe de la résiliation pour vous, afin d’éviter toute interruption de garantie.
Le rôle du courtier
Un courtier compare pour vous les contrats de plusieurs assureurs et vérifie que les garanties correspondent réellement à votre logement. En cas de sinistre, il vous accompagne dans la déclaration et le suivi de l’indemnisation. Chez Assurline, un seul conseiller suit votre dossier du devis jusqu’au règlement.
→ Découvrir notre assurance habitation ou demander votre devis.